Salut les amis!!
Voici que, grâce aux toujours si précieux conseils de Marion, je me lance dans la rédaction impudique de ce journal de bord public vous étant destiné, à vous tous qui me manquez déjà. Éliote et moi en sommes encore à tenter de décortiquer les moeurs et leur sens, de cette lointaine contrée qui somme toute ressemblera probablement à un peu partout et à chacun de nous de par sa nature humaine et ce malgré le vide absolu et l'aridité hériditaire qui assèche à la source l'espoir enfui dans les rides des grands-mamans Inus...
On se régale, le jour en particulier, dans ce qu'on appelle notre grosse roulotte. Appellation commode pour l'égo... régal égale égo...
J'ai du retirer du mur de la cuisine un poster (datant au moins de la même époque que le mobilier) sur lequel souriait un adorable petit inuit mais sur le visage duquel le temps avait fait sa marque juste en dessous du nez. Éliote, être venu d'en bas, était écoeuré par ce qui semblait être un petit Inuit souriant, la morve au nez...
La beauté et la laideur sont indisssociables ici. C'est brun et gris et bleu azure. c'est ça qui est ça.
Ici ya pas de frontière entre le ciel et la mer. Les mots ne suffisent pas (toujours).
Le contact avec les Inuits est étrange. Les stéréotypes se succèdent et se confondent à mes yeux naïfs et étrangers. La méfiance et le mépris sont des réalités qui se conjuguent à une cooccupation de l'espace dont le mode se rapproche plus d'un mode parasitaire que de ce qui pourrait être encore pris comme de l'assimilation. Le vent du Nord a viré de bord.... et maintenant ici, on ne barre plus nos porte de chars, on accepte que des Inuits viendront la nuit démonter les banquettes dans l'espoir de récolter les miettes...
Nos oeillères s'ouvriront un peu plus chaque jour mais probablement jamais on racontera en français, l'Histoire avec un grand hache dans le coeur, d'un peuple et d'un terre où "la mort n'arrive jamais... dans la Toundra.... est déjà là..."
à bientôtxxxx